Version 2.0 L'écriture le poète et moi.

.....souviens-toi que la poésie est une errance, toujours plus longue, parfois lointaine
qui ne laisse à l'
Homme que sa canne et ses pieds pour soutenir son haleine
ou un zoo où les pierres pleurent, les singes hurlent en rognant des conques
pendant qu'aux allées, les passants, parfois par dizaine ou quelconques
s'exclament : quelle drôle d'Histoire !

*****

Nous allâmes , Begum Et Toi, Cent Mille Ans Vers l'Incönnu
Pour Arriver Au Pàlais Du Sultan Bâlal Assim Waldaba Le Sécond
Où Gisàient Zinzolines Les Dèrnières Ruines Des Temples Brétons
Et le Corps D'Achille Complètement Nu


De Fécondes Fontaines jaillissaient de toutes parts, pleines de sang,
Et le sang buvait le soleil, veines de lumières, sèmes de diamants.
De beaux abricotiers penchés à l'est cafraient la poussière
Aux abomas des Douves, les homards étaient tous gris
A l'ouest, une hamada de salicornes sous un Schamaïm clair
Parfumait la Terre d'un chant de Houri.

Sur les gigantesques remparts, tatas de nards, où la glycine est gangrène,
Qui mange des pierres
Qui mange des tôles,
Des lierres, des orties, de hautes pierres qu'ondule l'onde du larsen
Et l'ombre des chats, des gros chats qui miaulent.

La porte était massive métallique, plus imposante qu'à Jéricho
Sous nos pas, les édifices hurlaient mille échos.
Des bourrasques de vents emportaient nos cheveux,
Sur nos visages blêmes ils perçaient nos yeux.
Topaze était la barbacane, camphre la voûte ;
Cent caravanes de la Kedem y passaient au mois d'Aout.

****


C'était un Palais Magnifique, mon ange,
Une Poésie pailletée comme une diaspora.

****

Sur notre route s'étaient dressés de grands arbres secs
Des fruitiers de Provence, des cèdres de Baalbek
Leurs troncs d'asphalte emportaient nos ombres,
Tandis que le couchant tombait sous la pénombre,

Au loin, dans
aient cinq lunes dans l'espace,
L'horizon était d'eau, de ruisseaux, d'océans, sur leurs surfaces,
S'étaient gouachée la sinistre pâleur de ces astres,
Comme un suave linceul blanc.


Comme le génie se terre quand la paume dort
Comme
des paillettes que la nuit aurait dissoutes,
Ce monde-là implosait en poudres de poussières d'or.

Par centaines, les pavots drapaient les bordures de notre route,
Lorsque nous courrions, parfois, nos regards exaltés
Donnaient à ces fleurs les contours de veines empourprées.
Les yeux
alors portés vers les hauteurs nous laissaient contempler
Les nuées d'oies sauvages pénétrer les nuages,
Et se
faire dévorer...
Ainsi, sont les éclairs qui s'accouplent aux orages.
 
****

Au creux de cette vie, cet incessant et
vieux voyage, nos yeux exaltés
Comme deux poignées d'arc en ciel greffées
à nos peurs
Se tournèrent vers l'espace où vaquent les clameurs
A la recherche d'une Muse qui dans les limbes serait couchée.
Où va-t-on, sans détours, quel chemin parcourir ?
O Muse, où as-tu peint les gammes de ton rire ?
Vers quel astre doit-on faire front, quel vent doit nous pousser ?
Il faut rire ô ma muse, nous suivrons ta voix sans ciller.
 
A l'est, on dit qu'il soigne le malheur avec un pinceau
Que tu jongles avec les lucioles, piétinant l'herbe folle de grands et beaux sauts;
Et transes comme une onde, balbutiant des odes à tes dieux,
Que brille dans ton 
½il la lueur des beaux ciels bleus.
Tellement tu gargarises la musique dans ta gueule ,
Vers un ciel d'hémoglobine, où le soliste combat l' cri d'Mr Bungle. 
Tu te sens comme gitane, voluptueuse, tes pieds sont dans la boue,
Par derrière de ta rue, les sémaphores de voiture viennent t'habiller
D'or et de photons crépitants. Tu sèmes ton rire comme la dame son gibier
T'as les Balkans dans tes jambes à te faire volter comme un loup.

La lavande de tes veines sèche au feu des jades brillants.
T'as les tutus les banbans, chuku, chuchu pan-pan 
Plein d'astres qui chantent au coeur des tes paumes.
Aux noeuds de tes cheveux poussent des anémones.
Muse , qu'as-tu à nous dire?
Un Vase.
Un vase plein d'eau quand on a soif.

*****


Toujours voyageant, je remarquai que nous n'avions plus de chaussures, plus de vêtements, plus de Raison, plus d'argent, plus de pendule, plus de ressources, plus d'organes, plus de corps, plus de besoins, plus de désirs, plus d'envies, plus d'espoirs, plus de nostalgie, plus de légitimité, plus de droits, plus de devoirs, Nus, plus de souvenirs, plus de vie, plus d'objets, plus de capitalisme, plus d'idéologie, plus de religion, plus de dictature, plus d'usure, ...nous étions nus, plus de travail, plus de musique, plus de beauté, plus d'humanité, plus de ranc½urs, plus de voisins, plus d'imagination, plus de soleil, plus de passion, plus d'aurores, plus de sommeil...et nos pieds, nos pieds!!
Sales, nos pieds de vagabonds, foulaient enfin pourtant le sol béni,
Le royaume tant espéré,
Que Dieu avait promis

****
 
Ici, la Muse a posé son rire comme une tâche de vin,
Suivons-le jusqu'au verre pour creuser un chemin.
 
****

Nous parlons au c½ur d'un désert de tempêtes, où le vent emporte le Satan et son fiel
Fait chuter les oiseaux et les étoiles du ciel,
Fait tournoyer les voiles des bateaux les plus solides
Des remparts, contemplons les plaines, la mer et le grand Vide.

D'abord ce vacarme étrange où les tornades de sable remplissent nos bouches de silence,
Vainement mes doigts arrachent mes cheveux pour que mes yeux puissent encore Te voir
Puis ça surgit comme un bouquet de signifiance,
Éclot en plein milieu du soir.
 
« La Poésie -dit le verre- n'a peut-être pas conscience, sais-tu, de tout avoir crée,
D'être ainsi une Mère qu'on dévore, insatiables et sauvages,
En son sein humide, où resplendit l'oiseau dans les ténébreux nuages,
Toujours sublime elle demeure en son corps décharné.

Elle ce vagissement du nourrisson venant de naître,
Et le râle douloureux d'un vieillard dans son lit,
La beauté des aurores, le baiser froid des hivers, les peaux que l'on mord,
Un bienfaisant silence transpercé d'effroyables cris.
 
Elle est un ventre de femme où naissent les planètes,
Les étoiles, l'herbe, tous les hommes et les pas des danseuses
La lune est très pâle, et ses rides creuses.
Le Soleil est un visage d'or poignardé de comètes,
Il y a des milliards d'Oiseaux qui le traversent, des feux de Bengale
Sur les rives des rivières, poussent des bambous enflammés,
Des Crocus humides, des bourgeons blancs et cent mille pétales
Qui se meurent à l'hiver, sous des vents enneigés.
Les Dunes des Déserts s'embrassent sous des pluies de soleil
Tandis qu'ailleurs, le monde se noie sous des tonnes d'eaux
Les feuilles sont d'émeraudes, de givre ou de vermeille,
Les Lierres sauvages, en silence, étranglent les arbrisseaux.
Les Lionnes dorment à l'ombre d'un Baobab,
Des grenouilles croassent dans l'étang d'à côté,
Un Tigre se meurt à la frontière du Penjab,
Grouillent les mille insectes qui vont le manger.
Les Volcans sont rouges et les océans sont bleus,
La cime des arbres tranchent l'infini des cieux,
Les éclairs sont de cuivre, et les aurores de bronze,
S'enlacent à jamais, nos étoiles et nos yeux,
Tandis qu'ailleurs, dans des temples des bonzes
Répètent sans cesse les mêmes chants pieux.
La nuit est un labyrinthe et ses murs sont opaques
Ses angles se meuvent aux haleines des Parques.
 
Poésie
Elle est sourde, mais sa voix par nous se heurte à tous les coins des rondes
Comme de géants mots d'amour qui toquent dans la tombe.
Et même quand la glace vient couvrir les corps immobiles,
C'est dans la chair, les vers, et le renouveau qu'instinctivement,
Elle se meut comme un fleuve très tranquille
Qui traverse le néant.

L'Univers s'éveille et s'endort dans la paume de ses mains,
L'Univers s'attriste et s'égaye seulement dans ses reins. »
 
 
 
.Ainsi lui dis-je, tous nos gestes, toutes nos paroles, tous nos cris se confondent
En un espace infini où germent inutilement les fleurs les plus belles,
Où toutes les choses même les plus infimes sont fécondes,
Et poussent ensemble jusqu'à en crever le ciel.
Même moi je suis là, une terre en friche dans un bol bleu
Je hurle « ma Muse» des graines dans les yeux.
 
 
Et toi,
Lecteur apatride, en exil, sur l'heure, prend le vers pour ami
Avalons ce soir chaque table, chaque chaise, chaque mot
Pour qu'entre chaque mouchoir et qu'entre chaque sanglot
Qui s'envolent comme des colombes blanches dans la suie,
Il y ait les fils de nos voix.
Autour de nous, les obus et les comètes explosent tour à tour,
Les vagues se décharnent, la terre se brise comme de l'argile
Ton c½ur en a fini de battre, ton regard est figé entre tes cils
Mais je te serre contre moi, mon tragique et mon unique amour,
Puisque les ombres et les spectres remplissent l'univers,
Que l'obscurité s'étend comme un bouquet de notes sur le sol,
Je reste à sourire, en embrassant furieusement tes lèvres molles,
Pour qu'à nos dents, accouche cette prière.
 
 
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L'obus détruit le monde, l'écriture construit le ciel :
A la Violence qui saigne on engage : Et soi-même et le Beau,
A l'inaction, prête le travail, Au verbe, tremblent les échos
Grêles, balles et ferrailles ; ondes, bises et zonderziels.(1)


(1) sans âme, fantôme en néerlandais.

Tags : poésie - true detective

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Comments :

  • medcinmen

    13/09/2015

    Mais quelle mouche t,as piqué??? T'as le vers a foison toi dit donc ;))

  • johannazaireofficiel

    26/04/2015

    Salut ! Salut !

    J'espère que tu vas bien :) Je viens de mettre mon blog à jour et une mise à jour s'impose également au niveau de la newsletter.

    Je fais le tour de ceux qui me suivent afin de savoir qui souhaite être/rester prévenu(e) des news. Il y a une newsletter pour les gros événements.

    Si tu souhaites être/rester prévenu(e) il te suffit de laisser un commentaire sur le 1er article de mon blog.

    Merci à toi. Bonne journée.

    (PS : Tu reçois ce message car tu fais partie de ma liste de fan et/ou prévenu(e)s)

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